Dangers des idées reçues sur le lait et les laitages
par le Docteur Bernard Haas
Laits et laitages illustrent le danger de ne tenir compte que de certains éléments pour décider de ses choix et le danger des préjugés, mythes, idées reçues, conditionnements,... :
un aliment fondamental pour l"humain? :
le lait de vache n'est pas en réalité un aliment fondamental pour l'être humain :
en fait, il constitue un aliment fondamental pour le nouveau-né de la vache, le veau;
pour chacun des mammifères, le lait produit est spécifique et adapté au nouveau-né de la même espèce, durant une phase passagère après la naissance, en prenant le relais du placenta et en lui apportant les composants et les informations qui lui correspondent et qui répondent à ses besoins de développement et à ses possibilités de digestion et d"assimilation;
ainsi, pour le nourrisson humain, ces constituants et informations ne sont pas adaptés à ses besoins spécifiques de développement et à ses possibilités digestives et assimilatrices,
et
pour l'enfant ou l'adulte, sa digestibilité faible pour l'humain exige que ceux-ci possèdent un métabolisme intense et un pouvoir important de digestion pour en venir à bout, le digérer, l'absorber, et l'assimiler sans problèmes, et dans les faits ce n'est pas le cas pour la majorité;
par exemple le lait de vache est très riche en caséine, une grosse protéine, qui forme dans le tube digestif humain, dont les secrétions et processus sont différents de ceux du petit veau, des amas collants qui retiennent aussi les nutriments, les minéraux, les toxines,..,
et
qui, lorsque les capacités digestives sont insuffisantes pour la digérer complètement, est à la source de troubles et maladies soit par intolérances métaboliques et/ou soit par réactions allergiques manifestes ou insidieuses(l'intolérance et/ou l'allergie aux protéines du lait de vache, notamment la caséine, est l'une des intolérances et/ou allergies alimentaires les plus fréquentes).
leur richesse en calcium est-elle un critère suffisant pour décider de les consommer?
la réponse est non!
d'abord, l'interactivité, énergétique, fonctionnelle, et substantielle, ne dépend pas que du calcium contenu dans l'aliment consommé; cette interactivité ne se réduit pas à la teneur en calcium, mais elle est fonction de la totalité de l'aliment ou préparation consommé, d'une part, et, d'autre part, de la totalité des sensibilités, réactivités, énergies et énergétiques, du consommateur en un moment particulier (voir sur le site les Schémas 1, 2, et 3 dans le module "Des aliments et des énergétiques");
ainsi, d'autres sources de calcium peuvent se révéler mieux adaptés à ses capacités et à ses besoins: fruits secs oléagineux (amande, noisette,...), algues (spiruline, nori,...), crustacées (crevettes, moules,...), poissons, choux, épinards, haricots verts, salades, châtaignes, sarrasin, céréales complètes ou semi-complètes, légumineuses (pois chiche, lentille, haricot sec,...), cacao, chocolat,...
de plus, ne pas perdre de vue que les problèmes de calcium et de minéralisation ne sont pas uniquement liés à des insuffisances d'apport; souvent il peut s'agir de problèmes d'assimilation, d'utilisation, d'intégration, de fixation,..., le calcium mal utilisé devenant alors une toxine ou un toxique pour l'organisme;voici une image de raisonnement simpliste et dangereux: la maison est construite avec des briques - constat que sa construction est ralentie ou arrêtée, et envoi alors sans arrêt de camions et de camions de briques - encombrement et blocage total du chantier par les briques - en fait l'apport en briques n'avait jamais été insuffisant, la problématique se situait au niveau de certains maçons (fatigue, absence, grève,...) d'une part et d'autre part au niveau de l'architecte et du chef de chantier qui ne leur avaient pas transmis à temps certains plans et procédures...