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Coaching

Définition

Le coaching est un accompagnement psychologique de la vie professionnelle :

  • durée limitée
  • vise l'accompagnement d'une personne dans la mobilisation de ses ressources psychologiques,
  • la recherche et la mise en application de ses solutions propres.

C'est d'ailleurs cette stimulation de l'endogène qui constitue la spécificité de la démarche de coaching. L'expression "coaching d'équipe" parfois employée, induit une confusion sur l'objet. On devrait lui préférer cohésion d'équipe (ou team building).

Il faut distinguer le coaching aussi bien du conseil que de la psychothérapie.

Le coaching se distingue du conseil.

L'accompagnant ne se substitue jamais au client dans le choix de meilleurs comportements. L'accompagnant ne dicte pas des recettes même éprouvées à son client. Le client est son propre coach comme le patient est son propre thérapeute. Le coaching est un moyen au service d'une progression dans la sphère de l'activité professionnelle.

Cette méthode trouve ses fondements et origines dans les thérapies comportementales et systémiques et la thérapie orientée sur le patient telle que Rogers la définit.

Il s'agit d'une conduite accompagnée du changement au bénéfice d'une amélioration attendue et durable. Celui-ci est avant tout établie au travers d'une auto-analyse du comportement guidée par l'extérieur et de changement dans les représentations du client.

En français coaching peut se traduire par accompagnement (sources : DGLF, base de donnée CRITER et Le grand dictionnaire terminologique). Le mentorat est légèrement différent car il suppose de la part de l'accompagnant une position haute, un statut de guide. Le coach est en position haute sur le processus de changement, mais en position basse sur le contenu pour aider le client à progresser en autonomie.

Historique

Le coaching est un secteur en émergence pour lequel subsistent de nombreuses zones d'ombre et questions. Parmi celles-ci, quelles en sont les origines ?

Une remarque immédiate s'impose : a priori, ce ne serait pas une technique nouvelle mais les avis divergent. Pour certains, on pourrait ainsi remonter au Ve siècle avant J.C. avec Socrate. Celui-ci, précurseur de la « maïeutique » (ou l'art d'accoucher les esprits ), pourrait être reconnu comme le père du coaching. Les « éminences grises », les « confesseurs » voire les « fous du roi », au Moyen Âge, à la Renaissance, pourraient s'en rapprocher.

Pour d'autres, le mot « coach » serait tiré du français « coche ». Ici est fait allusion à la période où existaient des voitures conduites par un « cocher » : ce dernier accompagnait les passagers à leur destination. Pour étayer cela, on peut également faire un lien avec le XIXe siècle : en effet, dans le domaine culturel (théâtral, lyrique et cinématographique), le coach était déjà un accompagnateur, un soutien pour l'artiste.

L'unanimité se fait en revanche pour dire que le coaching actuel est connu pour son concept issu du sport. « To coach » signifie entraîner, préparer, accompagner, motiver. Provenant des pays anglo-saxons - les États-Unis en l'occurrence - il s'agit du fait que pour gagner, les athlètes ont, non seulement besoin de force, de musculature ou de technique mais également d'un point crucial pour faire la différence : le mental.

Techniques

Le coaching a depuis passé les portes des vestiaires pour s'introduire dans l'entreprise. Autrefois apanage des élites, des hauts dirigeants puis des hauts potentiels, il se démocratise progressivement et le « middle management » peut désormais en bénéficier dans un certain nombre de structures et de cas. Ce milieu lui reconnaît son efficacité et ses résultats rapides.

  • Le psychanalyste part du principe que le coaché trouvera lui-même la clef de ce qu'il cherche. La technique majeure d'intervention est le questionnement, parfois l'interprétation. Ce qui est prohibé est de donner des conseils. Le coaching dure longtemps.
  • Le coach qui se réfère à l'Analyse Transactionnelle part du principe que le coaché est capable de changer ses croyances sur lui-même, le monde et les autres qui l'empêchent de développer son potentiel. Les techniques majeures d'intervention sont l'établissement de contrats relationnels ainsi que l'utilisation de " permissions » jointes à des « protections ». Ce qui est prohibé est la manipulation.
  • Le systémicien ne voit pas la personne du coaché comme une entité en soi, mais comme la composante d'un système relationnel plus vaste dans lequel il est imbriqué. La technique majeure d'intervention est l'intervention directive, parfois paradoxale. Ce qui est prohibé est de ne considérer que les problématiques individuelles.
  • Le coach qui se réfère à la PNL part du principe que le coach peut « reprogrammer » son cerveau pour parvenir à l'état d'excellence qu'il souhaite. Les techniques majeures d'intervention sont la visualisation de l'état désiré et le questionnement sur le « comment y parvenir? ». Ce qui est prohibé est de passer du temps à chercher le « pourquoi » des choses.
(Source : Encyclopédie Libre WikipédiA)